Demandeurs d'emploi : vers un “plan massif de formation et de requalification à la rentrée”

Par Valentine le 2 septembre 2021

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Annoncé cet été, le “plan massif de formation et de requalification" devait être mis en œuvre en septembre. Il a été récemment repoussé et il est finalement prévu pour le mois d’octobre. Dès le mois prochain, donc, les chômeurs longue durée devraient pouvoir bénéficier de nouvelles mesures pour favoriser la formation continue. Qui devrait pouvoir en bénéficier ? À quels objectifs doivent-elles répondre ? Quelles sont les formations à privilégier pour votre requalification ? On fait le point. 

 

La crise sanitaire pousse à investir dans la formation

Depuis le début de la crise sanitaire en 2020, des initiatives gouvernementales pour booster l’accès à la formation ont été développées : plan de relance, renforcement du FNE-formation, renforcement du CPF (ancien DIF), etc. Autant de mesures qui montrent l’intérêt croissant du gouvernement comme des actifs français pour la formation continue. 

En effet, avec l’explosion du taux de chômage et le chômage partiel impliqué par la crise, de nombreux actifs prennent le temps de questionner leur avenir professionnel, et ils sont de plus en plus nombreux à envisager une formation pour se former à de nouveaux savoir-faire ou mettre à jour leurs compétences. De plus en plus d’actifs cherchent à booster leur carrière professionnelle. Selon l’étude VISIPLUS et BVA, 49% des actifs français envisagent, effectuent ou ont déjà réalisé leur reconversion professionnelle en juin 2021.

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Par ailleurs, grâce à la loi Avenir Professionnel, de nombreuses actions ont été initiées pour favoriser la formation continue et son financement, permettant ainsi à tous les actifs de développer leurs compétences et de maintenir leur employabilité.  

Le gouvernement est lui aussi conscient de cet enjeu, et perçoit la formation continue comme un tremplin de choix pour booster son employabilité et donc remédier peu à peu à la crise économique en favorisant l’embauche. Dès le début de la crise, d’ailleurs, le gouvernement ne s’est pas caché de ses intentions en matière de formation offrant des aides à la formation pendant les confinements. 

Mais alors, que changent les nouvelles promesses d’Emmanuel Macron ? 

 

Qu’est-il prévu dans ce plan de formation et de requalification ? 

Le 11 juillet dernier, le président français a fait de nouvelles annonces très prometteuses en matière de formation professionnelle. En effet, ce dernier a insisté sur le lancement à la rentrée d’un nouveau plan d’investissement, s'inscrivant dans la continuité du plan de relance de 100 milliards d’euros mis en place l’année dernière. 

Au cours de cette allocution, le chef de l’État a mentionné “une croissance qui pourrait atteindre les 6% en 2021” quand bien même les prévisions gouvernementales visaient plutôt les 5%. Vous l’aurez compris, pour mener à bien ce projet, il est primordial de booster la relance économique. Et c’est ce que compte faire le gouvernement à travers la formation professionnelle. 

 

Une aide visant les secteurs stratégiques

Pour donner un coup de fouet à la formation, le président a donc annoncé un plan d’investissement pour “faire émerger les champions de demain dans les secteurs qui dessineront notre avenir”

Si le ministre de l’Économie, Bruno Lemaire, semblait plutôt frileux à un deuxième plan de relance, il a finalement décidé de se rallier à cette idée. En effet, ce plan, contrairement au premier plus disparate, tend à cibler uniquement des investissements vers les secteurs stratégiques : l’hydrogène, les semi-conducteurs ou les batteries électriques, par exemple. 

 

Une réforme qui met les jeunes à l’honneur

Lors de son annonce, Emmanuel Macron a également mis l’accent sur les jeunes qui seront favorisés par les réformes à venir. En effet, ces derniers ont la promesse d’un “revenu d’engagement qui concernera les jeunes sans emploi ou en formation et qui sera fondé sur une logique de devoirs et de droits”. Pour tenter de répondre aux attentes des électeurs de gauche qui souhaitent un “RSA jeunes”, une allocation allant jusqu’à 500 euros avec un accompagnement par un référent dans une mission locale ou à Pôle Emploi sont envisagés.

À noter que l'emploi des jeunes avait par ailleurs déjà été mis à l'honneur récemment avec le programme 1 jeune 1 solution, qui favorise notamment l'embauche de jeunes en alternance via des aides conséquentes aux entreprises qui les recrutent.