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On ne naît pas manager, on le devient. Pas toujours évidente, cette responsabilité demande souvent beaucoup d’investissement et de bienveillance.

L'entreprise étant de moins en moins hiérarchique, la figure traditionnelle autoritaire devient un peu désuète, forçant ainsi les nouveaux managers à adopter une autre posture.

Toutefois, gérer une équipe du jour au lendemain n’est pas toujours facile. Cela ne s’improvise pas. Les mentalités évoluent en même temps que les pratiques et les styles de management. Le manager, souvent mal aimé au sein de l’entreprise, doit savoir s’adapter à différentes personnalités et faire face aux critiques. Alors comment bénéficier de l’estime de son équipe tout en appuyant son leadership ?

Que l’on soit promu à la tête de sa toute première équipe ou que l’on exerce des responsabilités managériales depuis longtemps, comment faut-il se comporter pour être un « bon manager » ? Est-ce qu’il faut être aimé pour se faire respecter ? On fait le point.

 

Y a-t-il un seul type de manager ?

Le rôle du manager est de faire accomplir des tâches spécifiques à des individus. Il s’agit d’un cadre qui conduit une équipe vers un résultat attendu. Il emmène l’ensemble des membres de l’équipe vers un objectif commun en les responsabilisant. Et pour atteindre l’objectif fixé par l’entreprise, le manager définit les méthodes et les priorités.

De nombreux types de management existent, chacun impliquant une pratique, une vision et une liaison émotionnelle.

Il y a 4 grandes tendances de management. Est-ce que chaque type de manager peut être aimé de ses collaborateurs ?

 

Le manager directif

Ce manager est généralement très strict sur les horaires, les délais, l’absentéisme et le respect de la hiérarchie. C’est un management intéressant pour celles et ceux qui ont un grand besoin d’être cadré.

En France, bien souvent les managers, les chefs, les dirigeants, n’ont pas bonne réputation. Par principe, les Français aiment se rebeller et sont fréquemment contre l’autorité.

Selon une étude OpinionWay réalisée pour Dropbox, « 88% des Français sont convaincus que trop de « petits chefs » abusent de leur autorité en entreprise ». Selon la même étude, 92% d’entre eux jugent que l’exercice de l’autorité est amené à évoluer dans les prochaines années. De plus en plus de collaborateurs rejettent les sources traditionnelles d’autorité en entreprise au profit d’une légitimité basée sur la compétence.

Les collaborateurs font souvent preuve d’une défiance naturelle et systématique vis-à-vis de leur hiérarchie. Et en même temps, ils attendent beaucoup de leur manager, ayant besoin d’un cadre et d’une certaine autorité.

Cependant, les collaborateurs souhaitent désormais être mieux associés aux décisions qui les affectent. Ils recherchent une forme de partenariat reposant sur la confiance et la bonne foi.

Ils peuvent tout à fait aimer leur manager autoritaire, si ce dernier les implique, les responsabilise, et se montre juste.

 

Un manager doit-il être aimé de ses collaborateurs ?

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Le manager persuasif (ou informatif)

Ce type de management est centré sur l’échange avec forte implication du manager dans la prise de décision. Le manager persuasif parvient à nouer de solides relations avec ses collaborateurs et sait convaincre sans imposer.

Les collaborateurs peuvent l’apprécier par son charisme et son autorité naturelle.

 

Le manager délégatif (ou consultatif) 

Ce manager favorise la prise d’initiatives de ses collaborateurs et leur accorde toute sa confiance. Il peut contrôler ponctuellement, mais les objectifs sont très axés sur les résultats. C’est tout de même au manager qu’incombent toutes les prises de décision.

 

Le manager collaboratif (ou transversal)

Il s’agit de la méthode de management la plus récente et la plus ouverte, celle que l’on retrouve souvent dans les startups. C’est la flat hierarchy ou hiérarchie horizontale. Les collaborateurs sont très impliqués dans la vie de l’équipe et participent aux prises de décision.

Ce style de management favorise l’épanouissement et le bien-être des employés, et ainsi leur productivité.

Il est tout à fait possible, et même conseillé parfois, d’adapter son management en fonction du contexte et de ses interlocuteurs.

 

Un « bon » manager, c’est quoi ?

D’après l’enquête de Seton et de l’institut de sondage OnePoll, « Un Français sur quatre a déjà quitté son travail à cause de son manager ». Autonomie, autorité, confiance, communication, bienveillance, quelle est la recette d’une relation de management réussie ? Peut-on aimer son manager s’il est autoritaire ?

Même s’il n’existe pas un modèle unique de management, il y a certains savoir-être et certaines qualités essentielles à ne pas négliger si l’on veut devenir un bon manager et être un vecteur de réussite, tant pour ses collaborateurs que pour tout son environnement professionnel. Voici quelques bonnes pratiques.

 

Être disponible

Un bon manager doit savoir accompagner ses collaborateurs et leur donner le cap à suivre. Ainsi, lorsque l’on est à la tête d’une équipe, il est important d’être disponible et à l’écoute. Les individus qui composent l’équipe ont des compétences variées et des personnalités hétérogènes. Les sollicitations de la part des membres de l’équipe seront différentes, chacun ayant sa propre sensibilité.

Il est important de les laisser s’exprimer librement et d’écouter leurs réflexions et besoins.

 

Valoriser et impliquer ses collaborateurs

Il est très important qu’un manager valorise les membres de son équipe. Un collaborateur qui se sent apprécié sera d’autant plus performant en entreprise. Par ailleurs, en étant associés à la réussite de l’entreprise, les collaborateurs seront davantage motivés.

Un manager motivé, organisé et dynamique, aura plus de facilité à transmettre sa passion et sa vision du travail. Il donne du sens aux rôles et missions de chacun avec un objectif commun.

Impliquer et responsabiliser ses collaborateurs permet au manager de gagner leur confiance et d’accroître leur motivation.

 

Supporter et encourager son équipe

Un manager n’est pas là pour seulement donner des directives. Pour effectuer son travail du mieux possible, il doit se mettre en position de service. Il veille à ce que son équipe ne manque de rien et dispose de tous les outils et supports disponibles pour atteindre les objectifs. Pour cela, il doit organiser des réunions d’équipe, mais il doit également échanger régulièrement en 1 to 1 (face à face) avec chacun des membres de son équipe. Il donne et demande des feedbacks réguliers à son équipe et est capable d'entendre et gérer la critique. Cela lui permet de se remettre en question.

Il doit savoir motiver son équipe, dans l’échec comme dans les situations positives. Il peut leur proposer des opportunités professionnelles, des formations, ou encore des augmentations de salaire.

Un manager qui souhaite maintenir au top la productivité de l’entreprise, doit prêter attention aux motivations individuelles et ainsi être capable de repérer les signes de démotivation.

 

Faire confiance

Un manager qui fait confiance à ses collaborateurs permet à ces derniers de développer de nombreuses aptitudes tout en estimant davantage leur chef.

La confiance permet d’améliorer la communication et de favoriser la coopération. Cela permet également d’envisager plus de délégation et moins de contrôle.

 

Un manager doit-il être aimé de ses collaborateurs ?

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Un manager doit-il être aimé pour se faire respecter ?

La transformation numérique, les nouvelles exigences des collaborateurs et l’arrivée des nouvelles générations engendrent pour les entreprises des changements de modèles et de paradigmes.

Les modèles managériaux sont remis en cause, les managers sont bousculés par ces transformations et doivent, eux aussi, s’adapter !

Désormais, les managers qui sont les plus appréciés, sont ceux qui sont légitimes en tant que chef et qui n’imposent pas leur autorité sans prendre en compte l'avis de leurs collaborateurs. Leurs compétences sont plus importantes que leur titre. Alors qu’est-ce qui impose le respect ?

 

Les compétences

« Les sources traditionnelles de légitimité telles que l’âge (8%), le titre (11%), les diplômes (13%) et même la détention du capital de l’entreprise (10%) ont fait place à la compétence (72%), désormais seule source consensuelle de légitimité à exercer l’autorité. » Selon l’étude OpinionWay réalisée pour Dropbox.

Les managers compétents sont des leaders d’influence. Les collaborateurs ont envie de travailler et d’apprendre à leurs côtés. Ils doivent être capables d’inspirer leurs collaborateurs, de donner les directives nécessaires à l’atteinte des objectifs et de prendre les décisions qui s’imposent, même lorsqu’elles ne sont pas réjouissantes.

 

L’ambiance

Le manager qui fait en sorte que les collaborateurs s’épanouissent dans leur environnement professionnel, a toutes les chances d’être respecté. Les collaborateurs ont envie de venir travailler.

De plus en plus d’entreprises installent des babyfoots, des distributeurs de boissons gratuites, ou encore des salles de sieste ! Les managers qui prennent soin de leurs collaborateurs sont très appréciés dans le monde de l’entreprise.

Même si le manager a de supers idées pour accroître le bien-être de ses collaborateurs, sa mission ne consiste pas à être « aimé ». Il doit guider ses équipes dans l’atteinte des objectifs et s’il peut le faire dans une bonne ambiance alors c’est tant mieux !

 

La bienveillance

Selon la Fabrique Spinoza, la définition d’un management bienveillant : « Autoriser à l’autre ce que l’on apprécierait pour soi et contribuer, par sa posture, au bien-être au travail de son environnement proche… en faisant appel à ses propres facultés naturelles de bienveillance, d’altruisme et de coopération ».

Un manager bienveillant sera forcément respecté de ses collaborateurs. Toutefois, respecté ne signifie pas « aimé ». En effet, le manager qui recherche trop l’affection de ses collaborateurs peut vite s’égarer. Il peut, sans s’en rendre compte, faire du favoritisme, attiser les jalousies, et finalement ne pas être juste.  

Sachez que des formations en Animation et encadrement d'équipe peuvent vous apprendre les techniques de communication et de motivation afin d'adopter une posture de manager-coach.
Des cursus plus globaux en management existent également pour vous aider à acquérir toutes les compétences requises pour se montrer à la hauteur de cette fonction ô combien difficile.  

En résumé, le manager n’est pas là pour se faire « aimer » à proprement parler, mais il est là pour se faire respecter. On a tendance à respecter les personnes qui nous respectent, qui nous écoutent et qui tentent de nous comprendre. Les personnes qui dégagent un certain charisme, et qui savent exprimer leurs besoins ou attentes, avec une autorité naturelle et non imposée, sont les meilleurs managers d’aujourd’hui et de demain.

Bien sûr, il est tout à fait possible d’apprécier son manager. Mais cette variable ne fera pas de lui un « bon manager », car il n’est pas nécessaire d’être aimé pour bien faire. En revanche, il faut être juste, bienveillant et compétent.

 

 

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