Le candidat augmenté : projection au coeur du recrutement en 2030

Par Melany le 29 octobre 2019

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L'intelligence artificielle se perfectionne de jour en jour et cela modifie déjà de nombreux aspects de notre vie, y compris le monde du travail et le recrutement. Les experts en nouvelles technologies s'accordent pour dire que nous sommes bien loin d'avoir atteint notre plein potentiel en matière d'algorithmes et de logiciels intelligents. Mais jusqu'où allons-nous pouvoir aller ? Qu'en sera t-il dans quelques années ? Et de quelle façon les évolutions à venir vont impacter la recherche d'emploi et le recrutement ?

Tout laisse à penser que le « candidat augmenté » de demain n'agira pas comme nous le faisons présentement lorsque nous cherchons un emploi. Sur la base des prédictions des experts en I.A, on vous propose un voyage futuriste pour vous emmener au cœur du recrutement en 2030. Vous allez découvrir les méthodes et les outils de recherche d'emploi de demain, à travers un vision qui dépasse probablement tout ce que vous avez pu imaginer.

A quoi pourrait ressembler la recherche d'emploi en 2030 ?

Source : Defi-métiers

La révolution de l'emploi a déjà commencé et elle n'est pas terminée. Dans un avenir relativement proche, tout aura probablement changé. Alors à quoi pourrait ressembler la recherche d'emploi en 2030 ? Quelles méthodes seront utilisées par les actifs pour trouver un job ? Quels avantages et inconvénients émergeront de nos belles avancées technologiques en matière de recrutement ?

Des experts en intelligence artificielle et des spécialistes en algorithmes se sont penchés sur la question afin de nous partager leurs visions et leurs hypothèses. Faisons un saut pour nous projeter maintenant au cœur de la recherche d'emploi en 2030.

Portrait du candidat augmenté en 2030

  • Un candidat connecté à son smartphone en permanence par la voix

En 2030, le candidat augmenté ne devrait plus utiliser énormément le clavier et la souris d'un ordinateur. Il naviguera sur le web et sur les plateformes d'emploi pour faire ses candidatures grâce au son de sa voix. Recherche vocale sur le web, prise de contact par la voix au moment de candidater, connexion à ses espaces candidat sur simple demande orale, l'actif en recherche d'emploi interrogera les moteurs de recherche et contactera les recruteurs de manière plus directe et moins contraignante simplement en parlant.

Selon les experts, les doigts seront moins utiles et plus souvent remplacés par la voix pour interagir avec les divers moyens technologiques, le web et les objets. Alors quelle forme cela prendra ? A priori, il suffira d'utiliser les interfaces vocales qui reconnaissent la voix pour que la synchronisation se fasse avec un smartphone évolué. Les experts prédisent que le candidat augmenté utilisera le plus souvent un smartphone dernière génération pour rechercher l'information, communiquer, réseauter et postuler. 

Les avantages :

Un gain de temps grâce à un accès plus rapide à l'information et la possibilité de faire deux choses en même temps de part ce temps dégagé. 

Les inconvénients :

Les personnes non habituées à utiliser les nouvelles technologies pourraient avoir plus de difficultés à modifier leurs habitudes de recherches sur le web que les jeunes générations. Par ailleurs, les personnes ayant des difficultés d'élocution devront nécessairement procéder d'une autre manière.

  • Un candidat guidé, conseillé et assisté par son propre coach I.A

En 2030, les actifs en recherche d'emploi pourraient bien avoir leur propre coach I.A. Le candidat augmenté sera en quelque sorte représenté par son coach personnalisé grâce à l'I.A. Le coach I.A sera connecté en permanence avec les réseaux sociaux professionnels et les plateformes d'emploi de l'interessé, pour l'alerter et le conseiller. Alerter dans le sens où le coach I.A pourra prévenir le candidat en temps réel des nouvelles parutions d'offres d'emploi en rapport avec sa recherche, et conseiller car il pourra également lui donner des informations clés utiles auxquelles le candidat n'aurait pas pensé ou pas forcément eu accès. Par exemple, il pourra calculer automatiquement le temps de trajet domicile – travail ou lui donner des informations supplémentaires sur l'entreprise après avoir fait de larges recherches sur le web.

Source : lasuperagence

La mission de l'I.A coach ne s'arrêtera pas là, car il donnera également des conseils pour aider l'actif à optimiser sa recherche d'emploi. Notamment en se basant sur les dernières tendances en matière de recrutement, mais aussi en recherchant les moyens et les outils ayant la meilleure réputation possible sur le web. Pour guider au mieux l'actif en recherche d'emploi, le coach I.A sera particulièrement attentif aux évolutions de la personnalité et des compétences de la personne, identifiera ses atouts, ses faiblesses, prendra en considération ses aspirations et son potentiel d'évolution. Par ailleurs, le coach en intelligence artificielle sera en mesure de détecter les meilleurs positionnements à adopter en fonction des besoins du marché.

Ce coach du futur pourrait même assumer une partie du rôle de gestionnaire de carrière professionnelle en effectuant des tâches purement organisationnelles à la place de l'actif. Par exemple gérer la prise de rendez-vous avec les recruteurs, avec les chasseurs de talents ou certains réseaux professionnels. Certaines tâches autorisées par la personne se feront automatiquement, alors que d'autres seront soumises à l'approbation du candidat en amont et de façon systématique.

Avant un entretien d'embauche, le coach pourra également proposer à l'actif en recherche d'emploi des mises en situation et des apprentissages pour le préparer de façon optimale. En poussant encore un plus loin la vision futuriste d'une I.A particulièrement évoluée, le coach pourrait également en venir à piloter la négociation du contrat d’embauche ou d'autres aspects comme la phase d'intégration professionnelle.

En clair, le coach intelligence artificielle de 2030 traitera des tâches chronophages tout en simplifiant la recherche d'emploi du candidat par ses conseils avisés et personnalisés. Il sera aussi capable de suggérer des voies potentielles de reconversion ou des formations adaptées pour la montée en compétences et l'évolution professionnelle de la personne. On peut aussi facilement imaginer qu'il pourra se connecter au Compte Personnel de Formation de l’intéressé et identifier pour lui d'autres solutions de financement en cas de besoin. 

Bien entendu, le coach I.A du futur restera au service et sous la supervision du candidat lui-même, dans le sens où c'est bien ce dernier qui sera le décisionnaire de ses choix professionnels et aussi le gestionnaire des paramétrages de base du coach I.A. L’Intelligence Artificielle interviendra de manière entièrement personnalisée selon les utilisateurs et s'adaptera à chaque personne en fonction des données la concernant. En aucun cas l'I.A ne dictera sa loi car elle sera au service de l'homme. Elle gardera en tout temps et en toutes choses son rôle de conseiller, laissant au candidat son libre arbitre.

Dans un monde du travail futuriste parfaitement coordonné et connecté, le coach en intelligence artificielle sera en mesure de communiquer directement avec tout un écosystème d'I.A coachs. L'échange et le croisement des données entre-eux leur permettra d'élargir le réseau de la personne en recherche d'emploi de manière efficace et ciblée.

Les avantages :

Les avantages de l'I.A coach sont tellement nombreux que nous ne retiendront que les plus importants. A savoir, un gain de temps indéniable pour la recherche d'emploi du candidat mais aussi une certaine précision quant aux réponses et aux suggestions apportées en ce qui concerne la concordance avec les aspirations de la personne, les offres d'emploi et les tendances du marché.

Les inconvénients :

Probablement les risques potentiels liés à la sécurité, mais aussi une fois encore de possibles difficultés d'adaptation qui toucheront les personnes moins bien informées ou pas suffisamment préparées. On peut également se poser sérieusement la question de l'impact réel d'une I.A très avancée sur les capacités humaines à long terme. Cela ne va t-il pas modifier nos fonctions intellectuelles, nos capacités congnitives et nos fonctions exécutives ? 

Cela ne va t-il pas diminuer notre capacité à évaluer la meilleure alternative face à un problème en fonction des buts à atteindre, des valeurs et des règles sociales ? Ou encore diminuer notre capacité à évaluer convenablement nos propres aptitudes et comportements ? Ce qui est sûr, c'est qu'à l'heure actuelle, les sciences humaines se penchent très sérieusement sur ces questions essentielles. Elles annoncent dors et déjà qu'il faudra probablement attendre au moins 2 générations encore pour avoir le recul nécessaire sur ces questions à partir des études scientifiques déjà lancées.

Une chose est certaine, de grandes avancées technologiques exigent de notre part que nous acquiéront également les connaissances qui vont avec, ceci dans le but d'en faire bon usage et d'éviter les potentielles dérives non souhaitables pour l'humain. Dernier point d'alerte, il semblerait par ailleurs qu'il soit important qu'une I.A avancée et positive soit en mesure de comprendre pleinement et d'interagir justement avec les compétences émotionnelles de l'humain. Pour le moment, nous n'en sommes pas là puisqu'aucun robot ni aucune autre forme d'intelligence artificielle quelle qu'elle soit n'est capable de mesurer le degré de l'empathie ou le niveau de qualité d'écoute, d'esprit d'équipe ou encore le potentiel de communication d'un être humain.

Le recrutement augmenté pour répondre aux usages futuristes de la recherche d'emploi

Le candidat augmenté de 2030 ne peut exister sans un recrutement 100% aligné avec ses usages futuristes de recherche d'emploi. Alors quelles nouvelles méthodes et outils seront adoptés par les recruteurs ?

Dans l'esprit des experts en intelligence artificielle, le recruteur du futur à lui aussi son propre I.A. coach. Mais ce n'est pas tout, il utilise l’interface chatbot qui a résolument remplacé l’interface web. Les algorithmes identifient pour les recruteurs les meilleurs candidats en fonction de leurs compétences techniques et de leur personnalité.

Dans le recrutement de 2030, on se projette au cœur même des « serious games » qui sont alors utilisés massivement par les recruteurs pour tester les candidats grâce à des simulations et jeux de rôles avec la réalité virtuelle. La vidéo devrait également jouer un rôle majeur dans la fonction RH, qui l'utilisera alors systématiquement pour faire passer les premiers entretiens d'embauche ou faire des visites virtuelles de l'entreprise aux futurs salariés.

Étude récente sur la perception de l'I.A dans le monde du travail

Source image : étude BCG & Malakoff Médéric

L'étude réalisée par Boston Consulting Group (BCG) et Malakoff Médéric sur l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur le développement du capital humain des entreprises, nous révèle des informations intéressantes et surtout actuelles. Cette étude est à ce jour l'une des plus complètes en France. Son but était de recueillir les ressentis des actifs à propos de l’impact de l’intelligence artificielle sur l’organisation du travail, sur la structure et la nature des emplois, et sur le capital humain des entreprises. Parmi les 1 700 personnes interrogées, il y avait des dirigeants, des managers et des salariés.

Source image : étude BCG & Malakoff Médéric

Cette étude nous informe que pour 56 % des dirigeants, le premier défi de l'I.A professionnelle est de redéfinir l’organisation du travail et la répartition des tâches entre les humains et l'Intelligence artificielle. L’étude révèle que face à la montée en puissance de l’IA, les entreprises ne se situent pas toutes au même niveau d’anticipation et de préparation.

Seulement 20 % des dirigeants considèrent l’IA comme une priorité stratégique et mènent des actions en ce sens. Côté salariés, seulement 59 % ont un avis sur l’utilisation de l’IA dans 5 ans au sein de leur entreprise.

Près de 70 % des dirigeants et des managers se sentent prêts à travailler avec l'I.A au quotidien, alors que les salariés ne sont que 44 % à le vouloir.

Source image : étude BCG & Malakoff Médéric

Les dirigeants perçoivent l’I.A comme étant un outil positif pour le travail des collaborateurs.

  • 83% pensent que cela réduira les risques d'erreur

  • 77 % voient en l'I.A une aide précieuse pour favoriser la montée en compétences

  • 62 % estiment que cela va améliorer la gestion des tâches.

L'étude rapporte que 39 % des dirigeants, 28 % des managers et 34 % des salariés pensent que le développement de l’IA va dégrader l’emploi en impactant notamment la qualité de vie au travail. Les salariés eux, ont des craintes liées au risque de déshumanisation du travail et de perte du lien social (56 %).

Retrouvez l'intégralité de l'étude ici.

Les défis de l’IA pour les entreprises sont autant humains que technologiques. La fonction RH est au cœur de la réussite de la transformation complexe qu’elle impose. Elle va devoir expliquer, accompagner et faire de la pédagogie pour créer un cadre sécuritaire et de confiance.

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