Partager cet article

Selon une étude du Céreq (Centre d’études et de recherche sur les qualifications) parue en octobre 2020, de plus en plus de jeunes reprennent des études peu après le début de leur vie professionnelle. La majorité de ces reprises d’étude s’est déroulée dans les 18 mois suivant la fin de la formation initiale, et pour près du tiers, elles se sont effectuées en alternance.

Ainsi, environ un jeune actif sur quatre travaillant depuis dix ans a fait le choix de reprendre ses études, contre seulement un sur sept vingt ans plus tôt. Par ailleurs, dans leur relation idéale avec une entreprise, de nombreux jeunes considèrent l’apprentissage de nouvelles compétences comme une des principales motivations.

Toutefois, cette nouvelle tendance est croissante depuis quelques années et plusieurs facteurs peuvent expliquer cet essor. Alors pourquoi ces jeunes sont de plus en plus nombreux à faire ce choix, et ce malgré les coûts que cela peut engendrer ? On fait le point.

 

Pourquoi cette reprise d’études ?

La reprise d’études n’est pas réservée aux actifs qui sont au chômage ou en chômage partiel. Les salariés peuvent toujours suivre des études ou une formation pour se perfectionner dans un domaine ou pour effectuer une reconversion professionnelle. Pourquoi cette reprise est-elle de plus en plus fréquente chez les jeunes générations ?

Certaines études relèvent un marché du travail plus favorable pour les générations précédentes. En effet, les parcours des jeunes actifs d’aujourd’hui sont bien différents. Les contrats à durée déterminée, les contrats d’intérim, l’alternance, ou encore les changements de carrière, représentent bien le marché actuel.

Ainsi, ce sont majoritairement les jeunes qui ont été au chômage ou en contrats à durée déterminée dans leurs premières années de carrière professionnelle qui sont les plus susceptibles de poursuivre leurs études afin d’acquérir un niveau de diplôme supérieur.

Enfin, de nombreuses personnes choisissent de reprendre leurs études afin de se perfectionner dans le domaine dans lequel elles se trouvent déjà.

 

Pour compléter la formation initiale

Selon l’étude du Céreq, avec une explosion du nombre de diplômés et des employeurs de plus en plus exigeants, la nouvelle génération souhaite désormais compléter sa formation initiale pour augmenter son taux d’employabilité. Selon l’étude, 31 % des jeunes sans diplômes et 16 % des jeunes avec diplômes, reprennent leurs études dans les trois années qui suivent la fin de leur formation initiale. Et tous les niveaux d'études sont concernés, avec une petite dominante pour les bacheliers.

Les jeunes actifs reprennent leurs études pour booster leur employabilité
Photo by jeshoots-com on Unsplash

Une concurrence accrue du fait de l’augmentation du nombre de diplômés

En 25 ans, la part des diplômés du supérieur a doublé ! En effet, la concurrence étant de plus en plus féroce, les jeunes actifs cherchent à obtenir des diplômes plus élevés. Selon le Céreq, les professions intermédiaires des entreprises voient une élévation de leur niveau de diplôme. Une augmentation qui s’explique par une hausse générale du niveau d’éducation transformant le diplôme en véritable Graal de l’insertion professionnelle. Toutefois cette hausse peut également s’expliquer par les transformations des métiers exercés.

Ainsi, les diplômés du tertiaire reprennent plus volontiers des études que ceux des filières industrielles (11 % des diplômés contre 8 %), probablement car leur insertion professionnelle est moins bonne : après trois ans de vie active, 70 % ont trouvé du travail contre 78 % pour les spécialités industrielles.

 

Une seconde chance après un premier échec

L’étude révèle également que la plupart des jeunes actifs qui reprennent leurs études le font pour acquérir le diplôme qu’ils n’ont pas réussi à obtenir. Ils ont pour objectif d’ajouter un diplôme à leur CV, et ce, pour améliorer leur situation professionnelle et/ou rémunération.

Cependant, la reprise d’études permet également à des jeunes déjà diplômés de compléter leur formation par un titre de niveau supérieur (ou plus professionnalisé), offrant de meilleures perspectives d’emploi. Ainsi, les jeunes entrants s’efforcent d’ajuster leurs titres et qualifications aux exigences du marché de l’emploi.

 

Pour trouver un emploi

De nombreux jeunes décident de reprendre leurs études pour trouver un emploi. Enchainer les missions d’intérim et les contrats à durée déterminée (CDD) peut motiver à reprendre ses études. En effet, obtenir des compétences plus recherchées par les recruteurs peut être un moyen efficace pour trouver un emploi stable.

 

Pour obtenir une meilleure rémunération

Les jeunes actifs reprennent leurs études pour une meilleure insertion sur le marché de l’emploi, mais également car ils sont en quête d’un meilleur salaire !

 

En effet, contrairement aux idées reçues, la nouvelle génération est devenue très exigeante sur le salaire. Les jeunes sont de plus en plus informés sur ce qu’ils peuvent demander en termes de salaire en fonction du niveau d’études atteint, et du secteur d’activité visé.

Sur la dernière décennie, le Céreq a suivi trois insertions de jeunes représentatifs sortis de formation initiale en 1998, 2004 et 2010. Dans les années 2010, les jeunes actifs ayant un faible salaire ont 3,4 fois plus de chances de reprendre des études que lorsqu'ils sont bien rémunérés. En 2004, la proportion n'était que d'1,7. Et en 1998, cela n'avait aucune incidence !

 

Pour changer de métier

Et c’est une raison qui revient très souvent lorsque l’on interroge les personnes qui souhaitent reprendre leurs études ! Changer de vie, changer de métier. Après avoir essayé le métier qu’ils avaient choisi, les jeunes actifs ne sont finalement pas convaincus et prennent la décision de changer totalement de vie. 

 

Comment se lancer dans une reprise d’études quand on est déjà en poste ? 

Nous le savons, en gagnant en compétences professionnelles, il devient plus facile d’accéder à de nouveaux postes au sein d’une entreprise. Et si c’est vrai pour de nombreux secteurs, cela l’est d’autant plus en ce qui concerne le digital. De nombreux professionnels ont dû se former au fonctionnement du digital afin de progresser et continuer à exercer dans certains domaines.

 

Choisir sa formation 

Qu’il s’agisse de remettre à niveau ses compétences, de se former à de nouveaux savoir-faire, ou de compléter sa formation initiale pour une meilleure insertion dans le monde professionnel, il existe de nombreuses formations.

D’ailleurs, les formations digitales en e-learning sont très « tendance » en période de crise sanitaire ! En effet, elles vous permettent de vous former à moindre coût, tout en continuant vos activités.

Ainsi, le digital learning se révèle être le mode de formation idéal, car il offre une grande flexibilité permettant aux salariés de concilier de manière équilibrée vie professionnelle et vie privée.

 

 

 

Les jeunes actifs reprennent leurs études pour booster leur employabilité
Photo by William Iven on Unsplash

 

De plus, se former au cours de sa vie professionnelle peut s’avérer être un bon accélérateur de carrière.

Et les solutions pour y parvenir ne manque pas : formation continue, e-learning, cours du soir, etc.

 

Pourquoi l'alternance est-elle une solution pour les jeunes ?

La formation en alternance est une solution efficace pour reprendre ses études.

De plus, dans le cadre du plan de relance de l'apprentissage, les entreprises sont actuellement encouragées à recruter en alternance grâce à la prime à l'embauche d'un alternant (entre 5000 et 8000 euros selon le type de contrat). 

Les contrats d’alternance, ont joué et jouent encore un rôle majeur en offrant (1 cas sur 3 selon l’enquête du Céreq) un support adapté à la reprise d’études après une première entrée dans la vie active. En effet, la part des plus de 26 ans, des Bac +2 et plus et des jeunes déjà en emploi s’est sensiblement accrue ces dernières années parmi les nouveaux embauchés dans les deux types de contrats.

On trouve des  offres d'emploi en alternance dans tous les domaines et tous les secteurs, que ce soit pour un apprentissage ou un contrat pro.

Lire notre article : Comment valoriser son parcours en alternance dans sa recherche d’emploi.

 

Concilier vie professionnelle et vie étudiante 

Dans quelle mesure peut-on aider les jeunes actifs à surmonter leurs premiers échecs ? Ou encore, à se doter de compétences mieux reconnues ?

Malheureusement, en dehors de l’alternance, les moyens d’accompagner financièrement la reprise d’études de jeunes actifs sont encore rares…


1 jeune 1 solution

Le Gouvernement aide les jeunes à trouver un emploi et renforce aujourd'hui son plan « 1 jeune 1 solution », initialement lancé en juillet 2020.

En effet, la plateforme 1jeune1solution permet de réunir toutes les offres d’emplois et de formation, destinées aux jeunes. Elle est très utilisée par les entreprises à la recherche de collaborateurs de moins de 30 ans.  

 

Les jeunes actifs reprennent leurs études pour booster leur employabilité

Source : 1jeune1sollution.gouv.fr

L'un des objectifs du plan « 1 jeune 1 solution », est d'orienter les jeunes vers des formations et des métiers d'avenir. 

Des formations qualifiantes comme des formations numériques, sont proposées aux jeunes sans qualification.

 

Comment financer sa reprise d’études ?

Le financement de la formation professionnelle est l’une des préoccupations les plus courantes des adultes intéressés par la reprise d’études. Pourtant, tout au long de leur vie professionnelle, les salariés ont accès à un certain nombre de dispositifs leur permettant d’accéder à un niveau supérieur de qualification.

Aussi, de nombreuses réformes ont permis d’adapter l’offre de formation aux différentes évolutions économiques et sociales.

 

Le CPF (ancien DIF)

Le Compte Personnel de Formation, est alimenté en euros à hauteur de 500 euros par an. Il est utilisable par tous les actifs tout au long de leur vie professionnelle pour suivre une formation. De plus, il recense les différentes offres de formations dont le salarié peut bénéficier, qualifiantes (diplôme ou titre professionnel) ou non.

 

Les jeunes actifs reprennent leurs études pour booster leur employabilité

 

Le Projet de Transition Professionnelle (ancien CIF)

Le Projet de Transition Professionnelle permet aux salariés de changer de métier ou de profession, grâce au financement d’une formation certifiante éligible au CPF et en lien avec leur projet. Il permet notamment à chaque salarié de bénéficier d’un congé spécifique, la formation choisie étant effectuée durant le temps de travail.

 

La Validation des Acquis de l’Expérience

La validation des acquis de l'expérience est une mesure qui permet à toute personne quels que soient son âge, son niveau d'études ou son statut, de faire valider les acquis de son expérience pour obtenir une certification professionnelle enregistrée au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Toutefois, pour accéder à ce dispositif, il faut justifier d’au moins une année d’expérience en rapport avec le contenu de la certification visée.

 

C’est possible !

Nous l’avons compris, la reprise d’études et la formation ne sont pas incompatibles avec l’évolution ou la reconversion professionnelle. En revanche, il faut trouver le bon équilibre, la bonne organisation et le bon dispositif de financement pour réussir à concilier vie professionnelle et vie étudiante. Un défi qui, même s’il n’est pas toujours simple à relever, est possible ! N'hésitez pas à vous faire accompagner par des experts, et lancez-vous :)

 

Partager cet article
Cpf final 2
Publicité
Map jobibou

Plus de 14 700 offres d'emploi !