Quel sens donner à sa vie professionnelle en 2022 ?

Par Cecilia le 5 janvier 2022

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Vous cherchez à donner du sens à votre vie professionnelle en 2022 ? C’est le cas de nombreuses personnes depuis le début de la pandémie. Si vous étiez à la recherche d’un emploi ou d’une nouvelle entreprise durant cette période, vous avez sans doute eu le temps de réfléchir à vos attentes pour l’avenir. Mais avez-vous réellement fait le bilan de façon à définir ce qui avait du sens pour vous sur le plan professionnel ? En effet, contrairement à ce que l’on pourrait penser, le fameux « bullshit job », très médiatisé actuellement, n’est pas universel. C’est, au contraire, une vision très personnelle du travail. Une chose est sûre : l’envie de modifier son rapport au travail ou encore de se reconvertir est bien là, selon une étude réalisée en 2020 par l’Unédic sur la « Crise de la Covid-19 et le marché du travail ». Mais faut-il tout changer ? Nous vous donnons les clés pour prendre du recul sur cette période complexe et vous poser les bonnes questions pour votre avenir professionnel.

 

Donner du sens à sa vie professionnelle : un effet de la crise

Selon l’étude de l’Unédic, 1 demandeur d’emploi sur 2 et plus de 4 salariés sur 10 déclarent avoir envie de « modifier leur rapport au travail ». Si certains souhaitent commencer une formation (47 % des demandeurs d’emploi et 29 % des salariés), d’autres songent à une reconversion (respectivement 44 % et 28 %). Et cela n’est guère étonnant lorsqu’on sait que les projets professionnels de nombreuses personnes ont été remis en question depuis le début de la crise. Dès lors, il est normal d’être désorienté et de chercher quel sens donner à sa carrière. Le début de l’année n’est-il pas le meilleur moment pour s'interroger sur les raisons de ces questionnements ?

 

Pourquoi la crise vous pousse à donner du sens à votre vie professionnelle ?

Comme de nombreux Français, vous avez sans doute passé ces différents confinements et restrictions dans une totale incertitude. Incertitude sur le présent, mais aussi sur l’avenir pour vous-même et pour vos proches. Des interrogations ont donc tout naturellement émergé. Ces dernières ont pu porter sur votre vie personnelle, mais également sur votre vie professionnelle.

De fait, entre frilosité des recruteurs et manque d’opportunités, les options ont été moindres pour ceux qui étaient à la recherche d’un emploi. La crise a, en effet, ralenti les projets d’embauche. Ainsi 57 % d'entre eux ont été repoussés ou annulés (sources : Unédic). 15 % des entreprises interrogées envisageaient même des licenciements. C’est donc sans surprise que le pessimisme s’est installé chez les demandeurs d’emploi. Ceux-ci se sont alors déclarés peu confiants pour leur avenir professionnel (58 %), avec davantage de difficulté à se projeter dans les 6 mois à venir. Cette vision du futur résulte bien sûr de problèmes financiers qu'ils ont pu rencontrer, mais pas uniquement. Entre perte de sens et sentiment d’inutilité, certains se sont détournés de ce qu’ils considéraient comme des « bullshit job ». Mais de quoi parle-t-on exactement à travers cette expression ? 

Quel sens donner à sa vie professionnelle en 2022 ?

Source image : étude Unédic 2020

 

« Bullshit job » : entre mythe et réalité

Le terme « bullshit job », ou en français « job à la con » est souvent employé pour avancer l’inutilité de certains métiers. Toutefois, qui décide de cette inutilité ? L’anthropologue et économiste David Graeber en a étudié l’origine et a même écrit tout un ouvrage sur le sujet, traduit en Français en 2018. Il en donne la définition suivante :

Une forme d’emploi rémunéré qui est si totalement inutile, superflue ou néfaste que même le salarié ne parvient pas à justifier son existence, bien qu’il se sente obligé, pour honorer les termes de son contrat, de faire croire qu’il n’en est rien.

David Graeber dans son ouvrage "Bullshit job"

Il classe ensuite ces métiers en 5 catégories en fonction des personnes interrogées et de leurs impressions :

  • Les larbins : des métiers « indispensables » pour démontrer la valeur ou la réussite d’une entreprise ou d’une personne. On y trouve, par exemple, les réceptionnistes et portiers ;

  • Les porte-flingues : des métiers qui, selon lui, « comportent une composante agressive » et ont uniquement de l’utilité, car certains les ont créés. Il cite ainsi : les lobbyistes, les experts en relations publiques, les télévendeurs ou encore les avocats d’affaires ;

  • Les rafistoleurs ou ceux qui « règlent des problèmes qui ne devraient pas exister » tels que les services techniques et informatiques ;

  • Les cocheurs de case ou des emplois qui ont pour but de « permettre à une organisation de prétendre faire quelque chose qu’en réalité elle ne fait pas » comme ceux qui consistent à faire des PowerPoint qui ne sont lus par personne ;

  • Les petits chefs qui pensent que les missions pourraient très bien se faire sans eux ou qui donnent à leurs équipes des missions inutiles ou recrutent pour des métiers tout aussi inutiles.

Sans porter de jugement, David Graeber nous met face à une réalité : le « bullshit job » est, en fait, très subjectif. Il dépend de la façon dont chacun perçoit les choses. Il n’y a donc aucune notion d’universalité derrière ce concept, simplement des conceptions parfois communes concernant certaines fonctions ou secteurs d'activité. Néanmoins, ce sentiment d’inutilité au travail est bien réel et a, encore une fois, augmenté avec la crise. C’est ce que met en lumière une étude réalisée par Randstad sur « le sens au travail en 2020 ». Mais alors, à l’inverse, quels sont les métiers considérés comme utiles ?

Quel sens donner à sa vie professionnelle en 2022 ?

Source image : capture d’écran étude Randstad sur le sens au travail en 2020

 

Les métiers plébiscités pour donner un sens à votre vie professionnelle post-covid

Vous envisagez une reconversion ou une réorientation dans votre parcours professionnel pour retrouver un sens au travail ? Selon l’étude de Page Personnel-Michael Page et de l’IFOP « Les grandes tendances du marché du travail » menée en février 2020, la moitié des actifs étudiaient la possibilité de changer de métier pour les mêmes raisons. Parmi les secteurs d’activités ou métiers plébiscités par les personnes interrogées on retrouve :

  • Les métiers manuels et de l’artisanat (53 % des répondants). Et surprise : plus de la moitié des actifs séduits par cette voie vivent en région parisienne. Ils sont également issus des métiers de la communication et du marketing, des ressources humaines ou de l’ingénierie. Un besoin de revenir aux sources ?

  • Les commerces de proximité et les services à la personne pour respectivement 49 % et 43 % des personnes. Des métiers qui, à l’heure actuelle, ont une forte dimension humaine et répondent aux besoins de sens des actifs, en particulier des jeunes générations (25 à 34 ans) pour les commerces de proximité. Les soignants et artisans locaux ont, en effet, également prouver leur utilité publique dans cette crise ;

  • Les métiers liés aux nouvelles technologies tels que ceux de l’informatique (39 %), du marketing digital et du web (36 %). Des métiers riches en opportunités et qui offrent de belles perspectives de reconversion.

Si ces derniers peuvent représenter des pistes intéressantes, il est tout à fait possible qu'ils ne vous correspondent pas. De fait, il vous appartient de faire le point sur vos envies et sur ce qui pourrait donner un véritable sens à votre carrière.

 

4 questions à se poser pour donner du sens à sa vie professionnelle en 2022

Vos ambitions professionnelles ont brusquement évolué avec la crise ? Vous avez envie de tout changer, de quitter votre emploi ou de vous orienter vers un tout autre métier ? Pourquoi pas ! L’important étant de ne pas le faire sur un coup de tête pour ne rien regretter. Posez-vous, avant tout, les bonnes questions pour savoir ce qui a du sens pour vous professionnellement. Nous vous guidons dans cette étape cruciale.

 

Qu’est-ce qui vous motive le matin... ou pas ?

Une question qui doit être posée aussi bien sous l’angle professionnel que personnelle. Si vous occupez actuellement un emploi, pourquoi l’avoir choisi au départ, qu’est-ce qui vous motivait ? Et aujourd’hui ? Si les choses ont changé, de quoi s’agit-il ? Vous devez pouvoir faire une introspection approfondie qui vous permettra d’analyser la situation et de savoir ce qui vous rend (ou vous rendrait) réellement heureux d’aller travailler. Grâce à ces réponses, vous ferez ainsi un premier bilan. Si rien ne vous anime dans votre emploi actuel, c’est peut-être le moment de savoir ce qui vous plaît, si vous avez des passions ou des aptitudes que vous pourriez exploiter dans l’avenir. Faites le point sur vos envies et prenez votre temps. Il s’agit d’une question fondamentale qui vous éclairera également beaucoup sur vous-même. 

 

Quelles sont les valeurs qui vous tiennent à cœur ? 

Au quotidien vous avez, comme tout le monde, développé une vision du monde qui vous entoure et de ce qui vous importe. Honnêteté, rigueur, partage, ambition : certaines valeurs auront plus de sens à vos yeux que d’autres. C'est pourquoi il est indispensable de rejoindre une organisation qui regroupe certaines d'entre elles. Ceci au moins sur les points les plus importants. Vous pourrez ainsi définir ceux sur lesquels vous êtes prêts à faire des concessions. Car, oui, comme dans tous métiers, vous serez obligés d’en faire.

 

La crise a-t-elle radicalement changé votre vision de votre vie professionnelle ?

Il est parfois difficile de faire la part des choses entre ce qui relève du ressenti durable ou éphémère, donc issu d'un contexte bien particulier. La crise que nous vivons actuellement prend beaucoup de place dans nos vies. Nous l’avons vu, elle influe sur nos perceptions et nos vécus. Vous pouvez ainsi avoir envie de tout quitter ou de changer des choses. Pourtant, ce n’est peut-être qu’un état temporaire. Cette question n’est pas facile, car elle vous impose d’aller chercher la réponse au plus profond de vous-même. Une fois que vous aurez la réponse, vous serez néanmoins plus à même de prendre des décisions.  

 

Êtes-vous prêt.e à repartir à zéro ?

Une reconversion ou un changement d’orientation ne s’improvise pas. Vous serez probablement dans l’obligation de reprendre une formation. Si cette perspective peut être réjouissante, sachez toutefois que cela va également vous demander un investissement conséquent. Si vous êtes en poste et que vous avez une vie de famille bien chargée, vous allez devoir faire preuve d’une organisation sans faille. Si vous avez bien approfondi le sujet et que vous êtes certain de votre choix, nous vous conseillons de consulter l’article de VISIPLUS Academy qui vous sera d’une grande aide au quotidien : « 10 Conseils pour s’organiser et réussir sa formation en ligne ». N'hésitez pas également à consulter leur catalogue de formation pour trouver celle qui vous conviendra : de nombreuses solutions de financement existent. 

 

En résumé : donner du sens à sa vie professionnelle, c'est avant tout se comprendre

Ça y est vous êtes prêt à démarrer une nouvelle carrière... ou à rester sur la même voie ? En effet, la crise a beaucoup influencé nos choix ces dernières années. La quête de sens professionnelle est parfois devenue une véritable obsession. Mais celle-ci relève peut-être d’un état temporaire. Vous devriez normalement l’avoir déterminé grâce à notre liste de questions pour prendre une décision éclairée. Dans le cas contraire, n’hésitez pas à vous faire accompagner.

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